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Caractéristiques générales
du pays
Estimée à 9.956.202 habitants en
2002 par les résultats préliminaires du troisième
Recensement Général de la Population et de l’Habitation
(RGPH-III), la population sénégalaise reste concentrée
sur la partie ouest du pays, et dans la capitale Dakar en particulier.
Elle est à dominante rurale (59%) et présente une
structure démographique jeune, d’où l’importance
des défis à relever pour garantir un accès
équitable des populations aux services sociaux de base. Les
résultats préliminaires du troisième Recensement
confirment en outre l’hypothèse de l’amorce du
processus de transition démographique au Sénégal
illustré par la baisse du taux d’accroissement moyen
annuel de la population qui, de 2,7% en 1976-1988 est passé
à 2,4% au cours de la période 1988-2002. Le processus
de transition ainsi enclenché résulte de la baisse
continue de la fécondité due en grande partie au relèvement
de l’âge au premier mariage, alors que la pratique contraceptive
reste relativement faible. La mortalité infantile a en outre
accusé une baisse importante au cours des dernières
décennies même si les dernières enquêtes
démographiques mettent en évidence une certaine stagnation,
voire même une recrudescence de la mortalité juvénile.
La réalisation prochaine de la quatrième Enquête
Démographique et de Santé (EDS-IV) devrait permettre
de disposer d’indicateurs pertinents pour documenter le processus
de transition démographique en cours au Sénégal.
Appréhendée à partir d’un seuil correspondant
à 2400 calories par jour et par personne, la pauvreté
accuse une tendance à la baisse. La proportion de ménages
pauvres est en effet passée de 57,9% en 1994 à 53,9%
en 2001/2002 selon les Enquêtes Sénégalaises
Auprès des Ménages réalisées au cours
de la période (ESAM-I et ESAM-II). En réponse à
la demande sociale générée par cette situation,
le Sénégal a adopté un Document de Stratégie
de Réduction de la Pauvreté (DSRP) reposant essentiellement
sur :
(i) la promotion des opportunités
de création de richesses ;
(ii) le renforcement des capacités
des populations pauvres pour promouvoir l’égalité
des chances dans la concrétisation de ces opportunités
et
(iii) la protection des groupes vulnérables.
La démarche participative retenue pour le DSRP tant dans
ses phases de conception et de mise en œuvre, que dans celle
du suivi, est de nature à instaurer des synergies entre
les différents acteurs impliqués dans le processus
de réduction de la pauvreté aussi bien au niveau
national que régional.
L’émergence des Objectifs du Millénaire
pour le Développement (OMD) en tant que cadre stratégique
de planification et l’adoption du DSRP ont facilité la
convergence des interventions des acteurs autour de l’objectif
prioritaire de réduction de la pauvreté. En tant que
pays pilote pour le « Projet du Millénaire » et
pour l’initiative du gouvernement américain en faveur
des pays à faible niveau de revenus exprimée à
travers le « Millenium Challenge Account », le Sénégal
bénéficie d’un appui technique pour la définition
et la mise en œuvre d’une démarche opérationnelle
permettant d’atteindre les OMD en 2015. Ces appuis dont bénéficie
le Sénégal constituent un atout certain pour la mise
en synergie des interventions des partenaires au développement
autour des défis du millénaire.
Grâce à la poursuite et à la consolidation des
efforts d’assainissement des finances publiques le Sénégal
a atteint en avril 2004 le point d’achèvement, dans le
cadre de l’initiative en faveur des Pays Pauvres Très
Endettés (PPTE). Cela a permis un allègement de la dette
extérieure de l’ordre de 470 milliards de CFA qui sont
destinés aux investissements en faveur de l’élargissement
de l’accès des populations aux services sociaux de base.
Dans les domaines de l’éducation et de la santé,
les stratégies mises en œuvre reposent sur la mobilisation
sociale, l’accroissement et la décentralisation de l’offre,
l’amélioration de la qualité des services et le
renforcement des capacités. Ces stratégies ont permis
d’enregistrer des résultats encourageants notamment en
ce qui concerne la généralisation de la scolarisation
primaire, la lutte contre le paludisme, la maîtrise de la progression
du VIH/sida dont le taux de prévalence s’établit
à 1,5% dans la population générale (groupe sentinelle
des femmes enceintes) selon le Bulletin Epidémiologique 2003,
la lutte contre la mortalité maternelle, la fourniture de services
de santé sexuelle et reproductive adaptés aux besoins
des jeunes et la promotion de la santé de la reproduction en
général. Notons que des efforts importants ont été
accomplis pour une meilleure prise en charge des personnes vivant
avec le VIH. La décentralisation de l’accès aux
anti-rétroviraux dans l’ensemble du pays et la gratuité
de ces traitements figurent parmi les mesures adoptées à
cet effet. Dans le domaine de l’éducation, le taux brut
de scolarisation primaire est passé de 71,6% en 2001/2002 à
75,8% en 2002/2003 avec une réduction des inégalités
entre filles et garçons à tous les niveaux du système
éducatif.
L’Etat poursuit ses efforts de promotion de l’égalité
et l’équité selon le genre, dans la ligne des
principes affirmés dans la nouvelle constitution adoptée
en janvier 2001 qui renvoie spécifiquement à la Convention
Internationale sur l’Elimination de toutes les formes de Discriminations
à l’Egard des Femmes (CEDEF) et reconnaît de manière
explicite l’égalité de droit des hommes et des
femmes. Les projets de loi sur la santé de la reproduction
et l’autorité parentale conjointe s’inscrivent
dans cette trajectoire. L’amélioration de l’environnement
législatif et les efforts d’intégration de la
dimension genre dans les plans, politiques et programmes sectoriels
ont contribué à la promotion de l’égalité
et l’équité de genre.
Tableau
d'indicateurs de développement
CARTE GEOGRAPHIQUE DU SÉNÉGAL


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