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Le sous-programme relatif à la santé de la reproduction
a pour but de contribuer à améliorer l'accès
à une information et à des services de qualité
dans ce domaine, notamment dans les régions de Tambacounda
et de Kolda.
Les principales questions sur lesquelles le programme
devra porté auront trait au manque d'intégration des
services de la santé de la reproduction dans le système
de santé, à l'usage restreint qu'il est fait des services
de santé en la matière, aux taux élevés
de mortalité infantile et maternelle; au nombre élevé
d'avortements pratiqués dans de mauvaises conditions, à
l'accès limité des jeunes aux services et soins de
santé de la reproduction et au manque d'une stratégie
globale de promotion au niveau national.
Un montant de 8 millions de dollars est affecté au sous-programme
de la santé de la reproduction dont 4,3 millions proviendraient
des ressources ordinaires de l'UNFPA. Pour les 3,7 millions restants,
on rechercherait des financements multibilatéraux et autres.
Le premier résultat du sous-programme
serait un meilleur accès à des services de qualité
pour ce qui est de la santé de la reproduction dans les régions
de Tambacounda et de Kolda. A cet effet, on compte procéder:
a) en fournissant des services intégrés
en matière de santé de la reproduction dans les
points de desserte exploités par le Gouvernement et les
ONG;
b) en fournissant des soins obstétriques
d'urgence dans 15 points de desserte exploités par le Gouvernement;
c) en renforçant le système d'orientation
à l'intention des femmes enceintes dans les sept districts
sanitaires des deux régions;
d) en étendant les circuits communautaires
de distribution des moyens de contraception aux districts sanitaires;
e) en formant le personnel chargé de
la prestation des services à l'application de normes et
protocoles qui permettront d'assurer des services de qualité
en matière de santé de la reproduction;
f) en entreprenant une enquête de satisfaction
auprès des usagers dans les districts sanitaires des deux
régions.
En deuxième lieu,
le sous-programme devrait faciliter l'accès des jeunes et des
adolescents à l'information, à l'éducation, à
des services, notamment de conseils, touchant la santé de la
reproduction. A cet effet on compte procéder:
a) en intégrant les services d'hygiène
sexuelle et de santé de la reproduction destinés
aux adolescents dans les services sanitaires de deux écoles
à titre d'essai;
b) en intégrant à titre d'essai
les services d'hygiène sexuelle et de santé de la
reproduction destinés aux adolescents dans sept installations
sanitaires exploitées par le gouvernement;
c) en créant cinq centres polyvalents
et des points d'information sur l'hygiène sexuelle et la
santé de la reproduction destinés aux adolescents
dans les écoles secondaires;
d) en fournissant aux adolescentes dans six
districts une éducation qui les prépare à
la vie active;
e) en renforçant les résultats
obtenus dans les 10 centres de jeunesse existants;
f) en introduisant une éducation à
la vie familiale dans les écoles secondaires de tout le
pays et dans 15 écoles coraniques;
g) en généralisant l'éducation
en matière de préparation à la vie familiale
dans les écoles primaires et secondaires dans tout le pays;
h) en renforçant la capacité de
certaines ONG et de certains réseaux d'intégrer
la santé de la reproduction dans leurs activités
et de diffuser des informations dans ce domaine en touchant le
VIH/SIDA; et
i) en mettant au point une stratégie
globale de promotion qui appuie les questions de santé
de la reproduction et de parité entre les sexes.
En troisième lieu,
le sous-programme devrait permettre de renforcer la capacité
de gestion du service national de santé de la reproduction.
À cet effet, on compte procéder:
a) en créant une base de données
sur la santé de la reproduction;
b) en entreprenant une enquête de référence
dans les deux régions concernées et en mettant au
point des indicateurs de résultat;
c) en renforçant la capacité des
équipes de gestion de la santé dans les deux régions
afin de mettre au point et d'exécuter un plan de gestion
et de formation applicable aux deux régions.
Au total, les besoins du Sénégal
en matière de moyens de contraception représentent 124
000 dollars par an, montant fourni dans sa quasi-totalité par
l'USAID. L'actuel programme d'assistance de l'USAID, qui s'achèvera
en 2006, verra les ressources allouées à la contraception
réduites progressivement, passant de 900 000 dollars en 2002
à 650000 en 2006. En principe, l'UNFPA, l'Allemagne, le Japon
et la Fédération internationale pour la planification
familiale prendront la relève. Une unité du Service
sénégalais de la santé en matière de reproduction
est chargée de la gestion de la contraception à l'aide
de logiciels fournis et installés par l'USAID.
Les stratégies
appliquées par le sous-programme de la santé de la reproduction
portent sur:
a) l'amélioration des compétences
des institutions qui fournissent des informations et des services
en matière de santé de la reproduction;
b) la promotion de l'idée de la
responsabilité masculine pour ce qui est de l'hygiène
sexuelle et de la santé de la reproduction;
c) l'amélioration de la gestion
des programmes de santé de la reproduction par une bonne
gestion des données et des résultats de la recherche;
d) l'intégration des services d'hygiène
sexuelle et de santé de la reproduction destinés
aux adolescents dans les établissements sanitaires et scolaires
publics existants à titre d'essai ainsi qu'aux points de
desserte exploités par les ONG;
e) le renforcement des circuits de distribution
des moyens de contraception au niveau des collectivités;
f) le renforcement de l'éducation
envue de la préparation à la vie familiale dans
le système scolaire et certaines institutions de la société
civile.

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